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Cela fait maintenant 4 jours que nous sommes à Santa Cruz. La Paz est à présent derrière nous. Déjà une première vague de nostalgie ... parce que c´est LA ville qui a déclenché chez nous l´envie de revenir. Notre premier coup de coeur en Amérique Latine. Oh il y en aura d´autres, en 1 an, on le sait. Mais en attendant, c´est l´endroit où l´on commençait à se sentir presque chez nous. Et c´est à ce moment-là qu´il faut partir. C´est tjs comme ça nous direz-vous. Alors voilà , lundi dernier, achat de tickets au terminal de bus de LP. Départ initialement prévu à 17h30. Seulement voilà, on nous annonce au guichet qu´il y aura sans doutes du retard en raison de "bloqueos". Retard ? Peu nous importe, ça fait partie du voyage. Ravies d´attendre, on met notre patience à l´epreuve, fait pas de mal. Ce qu´on ne sait pas, c´est que cela va durer 4 heures au Tal, puis, une fois montées dans le bus (sursaut d´espoir vite effacé) va pour encore 1 bonne heure de désespération totale : partira, partira pas ? On se crispe un peu, d´autant plus que 2 boliviennes s´installent bruyammant derrière nous, enfoncent leurs pieds dans nos dossiers et appellent toute la famille en mettant le haut parleur. Il n´est que 21h, tout va bien. Vers 21h30, le bus démarre, les bloqueos doivent être levés, c´est parti ... que néni ! Les bus boliviens font TOUJOURS de petites haltes, des "pausitas" indispensables à la survie de l´équipage, pour acheter tout le nécessaire de voyage - nous entendons par là : chips, boissons gazeuses, biscuits, sucreries, cuisses de poulet, etc ... - suite à quoi nous pouvons démarrer en toute sécurité. Jusqu´à ce que le bus s´enlise un peu plus loin dans la boue. On somnole déjà à moitié. Boules Quiès (les 2 boliviennes semblent avoir trouvé un bouton magique pour augmenter encore un peu le volume sonore derrière nous ...), masques (la lumière s´allume dès que le bus fait un stop, càd toutes les 15 minutes), sacs de couchages ... nous, on est parées pour la nuit, mais pas le bus. Bref, au bout d´un temps indéfini, nous démarrons pour de bon et sombrons dans un sommeil profond et mérité. Au petit matin, surprise, voici ce qu´on aperçoit derrière les vitres embuées :  Plus rien à voir avec les alentours de La Paz, ici c´est végétation luxuriante, chaleur humide, routes de terre, ... on se croit dans un autre pays, changement radical, mais où sont les pitons rocheux ?? Le bus arrive finallement vers 14h30 à Santa Cruz, après avoir traversé une étendue de suburbs assez importante, petites cahutes en tôle, vendeurs à la sauvette qui tendent leur marchandise sur une branche pour atteindre les fenêtres du bus, étals d´oranges en veux-tu en voilà. Santa Cruz nous ouvre ses portes : elle a quelque chose de ces villes américaines, avec des routes larges bordées de palmiers, habitants court-vétus, circulation agitée ... l´air dehors est lourd, le soleil tape ... il nous semble que l´on va pouvoir s´adapter plus facilement. A voir dans l´album photo, la suite des photos de La Paz dans le dossier du même nom. Et les articles sur nos différentes rencontres théâtrales, l´Ecole de Santa Cruz, etc ... A bientôt ! Nasta et Caro |