Deux comédiennes en vadrouille
ou comment se déroule notre "Voyage au bout du théâtre" en Amérique latine


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Voyage au bout du théâtre

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La ville de Neruda ...

Arica faisait grise mine. Pas de soleil, pas de charmes balnéaires, et sûrement pas de théâtre. Arrivées Samedi dans l'après-midi, ni une ni deux, à peine défaits nos sacs qu'on repartait le lendemain Dimanche à 11h30. Ce ne fut pas sans mal évidemment. Dans la matinée du dimanche, rongées par l'hésitation : où va-t-on ? Iquique ? La Serena ? Antofagasta ? (je précise que nous n'avons au Chili en tout et pour tout que 2 contacts théâtraux à Santiago ...) on décide d'aller faire un tour au Terminal de bus, pour se faire une idée concrète des diverses possibilités. C'est certainement pas sur notre vieux Routard de 2002-2003 qu'on pouvait compter. Cela dit, on penchait déjà très nettement pour l'option Valparaiso (Nasta a les yeux qui brillent rien qu'à l'évocation de cette ville ... elle est ouvertement amoureuse de Neruda, ne l'oublions pas) A la gare, le guichetier Pullman nous annonce qu'il n'y a qu'1 seul bus par jour pour Valpo (c'est nettement moins chic, non ?), et qu'il est dans moins d'1 heure. On se regarde. Evidemment on n'a pas embarqué nos mastodontes avec nous. Ils sont restés bien sagement à l'hôtel. Mais on peut le faire. On se précipite sur un chauffeur de taxi qui attend là que le ciel lui tombe sur la tête, on fait un aller retour en trombe Terminal-hôtel, Hôtel-Terminal (15 minutes montre en main) et on arrive avec 40 minutes d'avance, fières comme des guerrières. Y a plus qu'à poireauter maintenant. On prend le temps d'aller poser nos sempiternelles questions : "hay una pelicula ?" Reponse : "Si, por supuesto" (bien sûr) "hay baño ?" Reponse "Si, claro" "hay comida?" (manger) Et c'est là que la réponse aurait dû nous mettre la puce à l'oreille : "Si, colaciones" et il nous montre la taille en faisant un petit rond avec sa main. On reste dubitatives, mais il a tout de même répondu oui. Ca doit vouloir dire "petit repas chaud". Sur 27 heures de bus, tout de même. On embarque dans le bus (tout confort, coussins, couvertures, ça change des cars boliviens ... pompompom ...), on retrouve Lisa, une française rencontrée lors du trajet pour Arica -qui, comme nous, a pris ses cliques et ses claques dès le lendemain- et c'est parti pour 31h de voyage. Ah oui, le guichetier a oublié 4 petites heures. Et pas des moindres. Surtout lorsqu'elles sont entrecoupées des fameuses collations (petits biscuits apéro, cakes en plastique et bonbon Pullman) qui ne nourrissent pas un homme, et encore moins 2 femmes comme la Nast' et la Carotte. 

 

Fouille des sacs au Chili. Heureusement Nasta avait déjà mâché toutes les feuilles de coca.

Le jeune "hôte" du bus, celui qui nous sert les collations précisément, 19 ans, mais pas la langue (ni les yeux) dans sa poche. Clin d'oeil

Bref, trajet plutôt laborieux tout le long de la côte chilienne, temps de bord de mer hivernal, c'est à dire gris et humide, mais où donc est parti le soleil ? Arrivée le lendemain, lundi 11, vers 18h, après de multiples arrêts dans toutes les villes -ce qui nous permet d'avoir un aperçu de La Serena, d'Iquique, de Viña del Mar ... la nuit est tombée, on ne distingue de Valparaiso qu'une languette lumineuse au bord de l'océan, là encore la ville s'étale en cuvette autour du port ... il y a de la magie ... à peine récupérés nos mastodontes hors de la soute, un chilien nous alpague et nous propose une chambre à 5000 pesos juste en face (il nous montre du doigt). Je décline son offre, "demasiodo caro" (trop cher), il baisse à 3500, je tends l'oreille, ça devient interessant. Qui plus est, pas vraiment la motivation pour chercher le bon endroitas loin pas cher, de nuit, avec les sacs, après 31h de bus. On accepte. Il s'agit en fait d'une sorte de "pension familiale" dont ils louent 2 ou 3 chambres à petit prix. Cela se fait beaucoup à Valpo semble-t-il. (Le soucis et nous le découvrirons bien vite, c'est il n'y a pas toujours quelqu'un pour ouvrir la porte. On peut facilement attendre bêtement 20 minutes en bas (après avoir sonner 40 fois, de rage, de toutes les manières possibles et imaginables -petits à-coups, longs à-coups, en laissant appuyé, puis en tambourinant sur la porte-) avant de voir arriver tranquillement une des habitantes, étonnée de nous trouver là (fulminantes), visage "ben qu'est-ce qui se passe ?", comme si de rien était. Nous, les 2 françaises toujours à l'heure, super énervées. On lui dit qu'on a failli chercher une échelle pour escalader jusqu'à notre fenêtre. Elle nous regarde comme si on était folles. Ce qui, après coup, ne me paraît pas si incroyable. Seulement ce jour-là, précisément, on avait un RV théâtre à Viña del Mar (juste à côté) et il nous fallait récupérer Didine avant de repartir. RV pour lequel on aura finalement 30 minutes d'avance ... bref, ici se ferme la parenthèse). Le lendemain, en soulevant le rideau, nous découvrons un ciel bleu azur. Nos p'tits coeurs font des bonds dans nos poitrines. On croise Lisa qui a déjà fait un tour dans le ville et qui nous dit que c'est magnifique, qu'il faut aller se balader. Ce que nous faisons illico. Valparaiso ... sous le soleil ... que dire. Toutes ces petites maisons cubiques colorées qui s'accrochent au collines, ce long port qui s'étire en arc de cercle, ces ruelles dans tous les sens où courent les bus, les colectivos, les taxis, et l'odeur de l'océan qui s'infiltre partout. On tombe sous le charme. Après Arica, Valpo nous transcende. Et ce temps, quel temps ! Profitez-en les filles, ça durera 1 jour.

Le lendemain, ciel couvert-vent frais, hier jeudi idem, et aujourd'hui ô joie, pluie et froid. A croire qu'on avait oublié à quoi ressemblait une goutte d'eau. Ruelles glissantes, ciel sombre, vent glacé. Ce matin en regardant par la fenêtre, on s'est demandé s'il ne fallait pas sortir le bateau gonflable pour descendre vers le centre (on loge à présent en haut d'une colline, chez Hannah, une jeune américaine qui vit au Chili depuis 5 mois, trouvée sur CouchSurfing).

Ici notre rue pour descendre vers le centre. Il ne pleuvait pas encore ...

 

Heureusement les murs peints de Valpo redonnent quelque peu le sourire à la ville quand il fait gris.

 

Les ruelles descendantes (ou montantes, c'est selon) de Valpo ...

Les petites maisons "boîtes d'allumette" sur les collines ...

En flagant délit ...

Tout devient support pour peindre.

A droite, la maison de Pablo Neruda.

Voilà quelques images pour illustrer l'article, et avant d'en ajouter réellement dans l'album ...

Hasta muy pronto !



Publié à 04:02, le 15/08/2008 dans Chili, Valparaiso
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Commentaire sans titre

Coucou mes poulettes !!! Juste pour vous dire, ca va vous paraitre un détail de là où vous êtes mais ... la mosaique en fond d écran ca cache une partie du texte et comme je suis un peu débile mon cerveau n arrive pas toujours à finir les phrases. Désolée. Je vous embrasse. Et puis autre détail nul, Caro j ai trouée tes chaussettes, je suis désolée, désolée, désolée ... mais j ai les deux chaussures :)

Publié par Anso' à 07:31, 15/08/2008

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rattrapage

Eh be ça fsait un bout dtemps qu'j'avons pas fourré mon nez sur cte merveille de blog!! Bon les filles, je reviens de Corse, moins typique mais tout aussi charmant si on passe outre le caractère(iel) de certains habitants:) Alors la moi j'ai le souffle coupé. comment vous dire...d'abord chapeau bas pour les description et petites anecdotes fournies en plus des photos...on a un peu l'impression d'être à l'autre bout du monde nous aussi( sauf que ça dure 20min et qu'après le retour est dur quand on regarde la déco alentour, a savoir le salon bien franchouillard ou la chambre de student parisien:)eh ouais c moins glamour;)). en tout cas ça fait plaisir, tout se passe bien et vous allez de surprises en découvertes. Continuez de nous vendre du rêve les poulettes and take care quand même:)!!!
Gros bisous!

Publié par agnès à 07:34, 17/08/2008

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