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Après 2 RV manqués le jeudi (40 minutes d'attente chacun, dans le couloir d'une école d'art dramatique pour l'un, sous une statue pour l'autre), les 2 chercheuses-de-théâtre-là-où-il-n'y-en-a-pas-forcément réussissent finalement à rencontrer "pour de vrai" -et pas uniquement par téléphone- le directeur de la section théâtre de l'Université de Playa Ancha. Giulio Ferretto. Un vrai chilien, avec un vrai accent. Celui qu'on nous a décrit si souvent en Bolivie. Celui qui rebondit toutes les 2 syllabes comme une sauterelle en retard. Celui qui oublie l'existence des "S" et parfois même des "R". Celui où on tend l'oreille très régulièrement comme des touristes fraîchement débarquées. Giulio Ferretto, la 40aine, est petit, fluet, énergique, et habillé comme un jeun's. On découvrira également qu'il est très bavard.
Il nous rejoint au Café del Poeta, à l'heure, nous offre gentiment nos leche con platano, et nous emmène à l'Université de la Playa Ancha, là haut sur la colline, de l'autre côté de Valparaiso. On découvre un autre barrio (quartier) de la ville, qui surplombe la mer. Le ciel s'est découvert depuis la veille (les rues sont sèches ... ahurissant), le soleil chauffe un peu malgré le vent, c'est parfait pour effectuer quelques prises de vue. Giulio, depuis le volant de sa petite voiture, nous présente sa ville, ravi. Les noms des rues fusent, on ne retiendra pas tout, c'est sûr. Il ne colle pas vraiment avec l'idée qu'on se fait d'un directeur d'école de théâtre. Mais il semble exalté par l'idée d'échanger avec nous, d'établir un contact avec la France, qu'il connaît grâce au festival de Montpellier. Il a adoré les français (tiens, cela nous change ... ). Arrivés à l'université, on se met un quête de l'endroit adéquat pour l'interview. Pas facile. Ici, il y a trop de soleil, là le mur derrière est moche, ici il ne peut pas s'assoir ... on va trouver. On opte finalement pour un rebord de fenêtre avec en fond les petites maisons de Valparaiso. Giulio a déjà eu le temps de nous parler du théâtre de Valparaiso en long en large et en travers. Lorsqu'on allume Didine, on découvre un personnage beaucoup plus réservé (timidité face à l'objectif ?) qui se cantonne à répondre strictement aux questions, sans déborder le moins du monde. Cela nous facilite la tâche (prise de notes) Son propos est clair, concis, il connaît son sujet. Encore une fois, on perçoit une envie profonde d'élargir son travail à quelque chose de plus international. L'Europe revient souvent. Voici la fiche artiste.
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