|
C'est grâce à notre CouchHost Claudio que nous avons eu ce rendez-vous, et la permission d'aller filmer une pièce pour enfant : "El gato bakano" ("Le chat extra", pas facile de traduire "bakano", c'est un mot chilien (!) qui signifie "trop d'la balle" en langage d'jeuns !).
Armées de notre plan super détaillé de Santiago, et croyant qu'on allait trouver un bus direct qui nous mènerait au Teatro Mori, on part en compagnie de Didine. Bien sûr, on ne trouve pas tout de suite le bus direct en question (on met au défi quiconque veut s'aventurer dans les transports en commun de Santiago de trouver le bus 409 dans la rue Teatinos !), et après une bonne marche rapide (c'est bon pour la santé, paraît-il), on finit par trouver le bus et on arrive pile à l'heure pour le début de la pièce.
Un théâtre dans un centre commercial... pourquoi pas, après tout... on aime pas trop le concept, mais enfin, un théâtre, c'est un théâtre, et si les gens veulent s'asseoir dans une salle entre deux achats, nous on ne dit pas non !
La pièce commence, les gens continuent d'entrer comme si c'était libre passage, et nous on a des problèmes de caméra : impossible de faire un gros plan qui ne soit pas flou ! On se demande sur quel bouton magique on va devoir appuyer pour que notre caméra arrête ses caprices. Ouf, Caro et ses doigts de fées aux ongles longs finit par le trouver, le bouton magique, on peut donc se concentrer sur la pièce : on sent que c'est du théâtre commercial (ça tombe bien puisqu'on est dans un centre commercial !), mais les enfants ont l'air de s'éclater et puis il faut dire que ça swing : du reggaeton à fond dans les enceintes, des costumes hauts en couleurs et quelques petites chorégraphies. "Le Chat Botté" version ultra moderne !
Une heure plus tard, la pièce s'achève, et nous on attend sagement Serge Santana, l'un des comédiens que l'on doit interviewer. Il arrive, le visage encore blanc de maquillage, et nous fait descendre dans les loges. L'interview se fera très vite (lui en train de se démaquiller, nous on teste notre nouvel achat pratique : le dictaphone), mais Serge est ravi de nous rencontrer, et nous répond avec plaisir.
Encore une fois, on oublie de prendre la photo (mais où avons-nous donc laissé nos têtes ?)...
|