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C'est grâce à un autre Claudio (décidément!), rencontré une semaine plus tôt à Valparaíso, que nous rencontrons María José Contreras.
Vendredi soir, on se pointe au théâtre Lastarria 90, dans le quartier culturel de Santiago. La troupe est en pleine séance photo, mais notre ami Claudio n'en a cure ! Il demande à voir María, qui interrompt son travail. Nous, un peu gênées quand même de la déranger, on lui propose de l'interviewer après avoir vu sa pièce "Remite Santos Dumont", ce qu'elle accepte. Le rendez-vous est donc fixé pour dimanche, après la représentation.
Curieuses (ce qu'on a entraperçu de la scénographie et des costumes à éveillé notre curiosité), on se fraie un chemin dans la foule (c'est la dernière représentation de la pièce), on retire nos invitations et on suit María dans la salle.
L'atmosphère nous plaît immédiatement, et même si on comprend pas grand chose (il faut préciser que c'est une pièce montée à partir de lettres trouvées dans un hôpital psychiatriques, écrites par des malades mentaux au début du siècle), la mise en espace, les costumes, le jeu de lumières et surtout la prestation des acteurs nous scotchent à nos sièges (enfin, surtout Caro parce que Nasta, elle, a dû rester debout tout le long). A la fin de la représentation, on se dit qu'il serait mieux d'interviewer María le lendemain, pour avoir le temps de préparer nos questions sur la pièce. Ce qui semble l'arranger, en ce soir de dernière !
Le lendemain donc, on arrive au lieu de rendez-vous : le Café Literario, bizarre comme endroit de rencontre, le lieu est snob, le serveur a dû utiliser tout son gel en un matin pour fixer sa mèche et... il ne leur reste pas un seul croissant ! Catastrophe pour les deux affamées que nous sommes (surtout le matin, demandez à Claudio premier du nom, un pain sans mie avec de la ricotta O%, ça ne nous suffit pas !).
Pendant que Caro recopie les questions (on s'y est prises à la dernière minute), Nasta dégotte un semblant de petit déj : muffin qui s'émiette et croissant dégoulinant de manjar et ramène le tout au café (où on a sûrement pas le droit de manger des choses achetées à la tienda du coin, vu le prestige du lieu). Attention, Caro et Nasta et leur classe légendaire : deux éléphants dans un magasin de porcelaine. On n'arrive pas à manger nos viennoiseries proprement, on fait des miettes partout, et on renverse la moitié du café dans la soucoupe. Moyen-moyen pour faire une interview dans de bonnes conditions... On essaie de ramasser les miettes à la hâte, on empile les soucoupes et les tasses (technique du camouflage), ouf! María arrive justement.
On cherche un lieu propice, tiens, les fauteuils là-bas, éloignés du bruit. On s'installe, quand le maître du lieu nous dit : "je suis désolé mais ces fauteuils sont réservés au cours d'anglais qui ont lieu entre 19h et 20h".... heum, faudra qu'on nous explique la logique du sens de cette excuse, mais bon, on se déplace sur la terrasse, en oubliant presque de payer nos cafés.
Pour voir la fiche artiste de María José Contreras (et le soleil de la terrasse du Café literario), c'est ici. Ou là !
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