Et bien, on peut dire qu'on aura pas chômé à Rosario. Deuxième jour, deuxième interview. On retrouve Pipo, sans son acolyte Carlos cette fois, derrière son petit bureau au Teatro Lavarden. Il nous conduit dans une autre salle du complexe culturel pour l'interview. On est ravies, c'est un atelier de bricolages et il y a plein de dessins d'enfants au mur et une belle lumière (oui, parce que depuis quelque temps, il fait tout le temps beau et c'est pas nous qui allons nous en plaindre...enfin si ! Il fait beaucoup trop chaud !! Jamais contentes... )
Pipo s'est mis au théâtre très tôt, dans son collège catholique où il faisait des imitations. Depuis il n'a cessé d'en faire, malgré le fait que ses parents ne soient jamais allés le voir (ils voulaient qu'il devienne comptable...). Il a beaucoup travaillé dans les prisons pour mineurs, offrant ainsi aux jeunes détenus un moyen d'expression.
A Rosario, les gens vont peu au théâtre, où, s'ils y vont, c'est pour voir le théâtre commercial venu tout droit de Buenos Aires. Mais du théâtre fait par les rosarinois (oui, ooooooh, je sais pas comment on traduit "rosarino"...!) attire peu de public. Même si cela semble évoluer petit à petit grâce au café-concert.
Selon lui, l'acteur a plusieurs responsabilités : divertir, faire prendre conscience de la réalité et apporter aux personnes ayant moins de ressources un moyen d'expression. Mais son objectif premier est de faire rire, surtout en Argentine après les chutes vertigineuses de l'économie à plusieurs reprises et la dictature (lire la fiche comédien).
Après la traditionnelle photo, nous poursuivons notre chemin dans les rues de Rosario, pour quelques prises de vue près du fleuve, et en croisant d'innombrables photos du Che (n'oublions pas que c'est ici qu'il est né !).
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