Deux comédiennes en vadrouille
ou comment se déroule notre "Voyage au bout du théâtre" en Amérique latine


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Voyage au bout du théâtre

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C'est quoi le théâtre universitaire, au juste ?

Descendre du bus, monter dans une embarcation, voir le bus monter sur une autre embarcation (se demander s'il atteindra la rive), traverser un bras de lac, remonter, redescendre (oui, parce que rien ne se fait en une fois, il faut le savoir...), longer le lac Titicaca, traverser la frontière, passer par des villes qui font peur comme Juliaca (dont je vous épargne ici la description... désertique, grise, fantômatique), user et abuser de la batterie de notre Ipod, et enfin arriver à Arequipa, avec environ 4h de retard (la routine, vraiment ! Le jour où on se remettra à râler parce qu'il faut attendre le métro pendant 11 minutes, on tâchera de se rappeler de nos heures de retard dans les bus... promis !).

Nous revoilà donc dans la ville blanche... et oui, pour les étourdis, nous avions déjà passé par ici voilà un peu moins de 6 mois, avant de prendre notre bus pour La Paz (vous avez bien lu, bientôt 6 mois, déjà 6 mois).

 
Et bien, il n'y a pas à dire, Arequipa c'est vraiment une belle ville : bâtiments blancs tout en pierre volcanique, trois volcans à l'horizon (le Misti, le Chachani, et le Pichu Pichu - on espère qu'ils restent sages durant notre séjour....), une jolie place bien illuminée la nuit, du soleil toute l'année et un super Couch Host.

Il est temps de prendre quelques lignes pour faire l'éloge du Couchsurfing. Couchsurfing.com, c'est LA découverte du voyage. Pour ceux qui ne connaissent pas encore : c'est un site internet où les gens qui ont un canapé, un tapis de sol, un matelas, voire même un lit à offrir aux voyageurs de passage s'inscrivent, et où les voyageurs en question envoient des "couch request" dans les villes où ils comptent aller. C'est donnant-donnant, et chaque expérience en vaut la chandelle. Grâce à ça, on dort chez l'habitant, on rencontre des supers personnes et on voit la ville différemment, forcément.
En vrac, on aura appris à : manger des fruits de mer au four recouverts de fromage (Chili), faire bouillir de l'eau à 4000m d'altitude (Bolivie), utiliser les transports en commun (Chili), déchiffrer l'accent chilien même si on est super crevées et que ça ressemble à tout sauf à de l'espagnol (Chili, of course), préparer le maté comme des cheffes (Argentine), s'endormir après 1h du matin (Argentine), ne pas rire si on voit des petits anges en rang d'oignons sur une table de nuit (Argentine), préparer du Pisco Sour (Pérou), danser la cumbia colombienne (Chili, "por supuestation !"), gérer le débit de l'eau pour que la douche soit chaude (Bolivie) ... pas mal de fous rires aussi, et une bonne raison de pratiquer notre espagnol et nos accents du Sud !

Mais revenons à nos moutons.
Donc, à Arequipa, on a un super Couch Host, qui habite un peu loin du centre, certes, mais qui cuisine super bien et qui vient nous chercher au terminal de bus avec son acolyte Blake, j'ai nommé : Yvan ! Il est au petits soins pour ses "mamitas", et on lui en est bien reconnaissantes : Yvan, tu tombes à pic.
(Yvan à gauche, Blake à droite, et au milieu... !)

Arequipa, niveau théâtre et malgré tous les contacts qu'on a, c'est vraiment le désert. Il y a une pièce à l'affiche. Une seule et unique pièce.
Heureusement, on rencontre le directeur du théâtre universitaire, Luis Alvarez Oquendo. Et du théâtre universitaire, en Amérique latine, il y en a beaucoup. Mais qu'est-ce donc exactement ?
Et bien c'est du théâtre non-professionnel, dont l'objectif premier est de développer d'autres capacités chez les étudiants, toutes branches confondues (créativité, aisance, mémoire) et aussi, d'étendre les activités culturelles de la communauté.
Du théâtre amateur, donc, mais d'une grande qualité et d'une grande portée.

Luis Alvarez Oquendo considère qu'il y a une unité latino-américaine, non pas tant au niveau politique, mais au niveau culturel, et au niveau des problématiques de société. Pour lui, l'art a cette faculté d'abolir les barrières, et de dissoudre les frontières (lire la fiche comédien).
Nous, ce qu'on aime avec tous ces artistes qu'on rencontre, c'est qu'ils rêvent tous de changer le monde, en mieux, et qu'ils essaient de s'y atteler très concrètement.


Publié à 05:32, le 4/12/2008 dans Perou, Arequipa
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Commentaire sans titre

Vous êtes rigolotes avec vos couch hosts. j'ai mis quelques mois avant d'en connaître la signification ! Pas de meilleure façon de plonger dans la vie quotidienne des gens du coin, c'est sûr. Et de vous familiariser tout de suite avec la cuisine locale. De nouveaux les fruits de mer, veinardes, il faut que j'essaye la recette.
J'avais oublié qu'Arequipa, c'est le Pérou mais peut-être n'y êtes-vous déjà plus ??? Vous allez tellement vite, malgré le retard des bus, des trains, des lacs à traverser. Pour nous ça va vite, et vous, vous apprenez l'art de la patience......Très bien !!!
Bizzzzzzzzzzzzzzzz de la France.

Publié par mh à 10:10, 5/12/2008

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Commentaire sans titre

Oui .......changer le monde...ambitieux programme.
Mais monter sur un tabouret à deux pieds est instable.
Un troisième pieds, et hop, voilà une base solide pour se rapprocher de cet objectif ambitieux.

Publié par LCDC à 11:44, 7/12/2008

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